Détection
Veille sur les publications officielles : successions vacantes, ventes du Domaine, arrêtés municipaux sur les biens présumés sans maître. Tout est public.
Elle vous dit que vous êtes peut-être titulaire de droits dans une succession, sans vous dire lesquels. C'est déroutant, et votre premier réflexe est sans doute de vous demander si c'est sérieux.
Cette page existe pour répondre à cette question avant toute autre.
Trois contrôles, que vous pouvez faire seul et tout de suite.
Lorsqu'une personne meurt sans qu'aucun héritier ne se manifeste, sa succession ne reste pas en suspens : l'État s'en saisit et finit par en devenir propriétaire.
Le tribunal peut alors déclarer la succession vacante et en confier la curatelle à l'administration du Domaine. Celle-ci fait l'inventaire, règle les dettes, entretient puis vend les biens — un appartement, une maison, un terrain. Les sommes sont conservées, puis acquises à l'État si personne ne s'est présenté.
Personne ne se présente : soit aucun héritier n'est connu, soit ceux qui le sont renoncent, soit nul ne se manifeste dans le délai.
La succession est déclarée vacante. L'administration du Domaine en devient curatrice et prend la main sur les biens.
Les biens sont inventoriés, puis mis en vente. Le produit de la vente est conservé par l'État, à disposition d'un héritier qui se manifesterait.
Le délai est écoulé et ce qui revenait à la famille est définitivement acquis à l'État. Il est de trente ans en règle générale, mais une loi de 2022 l'a ramené à dix ans pour les successions ouvertes depuis 2007 dans certains secteurs.
L'administration ne cherche pas les héritiers. Elle administre, puis attend.
C'est là que tout se joue. Un cousin éloigné qui ignore jusqu'à l'existence du défunt n'a aucune raison de se manifester, et personne n'est chargé de le prévenir. Les branches d'une même famille se perdent de vue en deux générations ; les dossiers que j'instruis concernent souvent des parents au quatrième degré, que rien ne reliait plus au défunt depuis cinquante ans.
Un héritier qui ignorait sa qualité n'est pas forcément forclos : le délai pour accepter une succession ne court pas contre celui qui avait des motifs légitimes d'ignorer ses droits. Encore faut-il l'apprendre à temps.
Le travail consiste à remonter le fil à l'envers : partir d'une succession sans héritier connu, et retrouver la personne à qui elle revient.
Veille sur les publications officielles : successions vacantes, ventes du Domaine, arrêtés municipaux sur les biens présumés sans maître. Tout est public.
Actes d'état civil, archives départementales, recensements, fichier des personnes décédées de l'INSEE : je rétablis la dévolution successorale, branche par branche, jusqu'aux vivants.
Retrouver l'adresse actuelle des héritiers identifiés — l'étape la plus longue, et la plus souvent bloquante.
Un courrier postal individuel, jamais un envoi de masse ni un appel à froid. Sans réponse, je me permets une relance unique, puis je n'insiste pas.
Une convention de révélation fixe par écrit la part qui me revient et ce que je m'engage à faire. Elle est signée avant que je ne vous dise de quoi il s'agit — c'est l'usage de la profession, et c'est aussi ce qui vous protège : la part est connue d'avance et ne peut plus bouger.
Je vous remets alors le dossier complet : l'identité du défunt, la nature des biens, et les pièces qui établissent votre qualité d'héritier.
Je vous accompagne dans les démarches administratives et la constitution du dossier, aux côtés du notaire qui règle la succession. Je ne me substitue ni à lui ni à un avocat — et lorsque c'est utile, je peux vous mettre en relation avec des notaires ou des avocats de mon réseau, habitués à ce type de dossier.
Rien à l'avance. Aucun frais de dossier, aucune avance, aucun abonnement.
Une part du produit net qui vous revient. C'est-à-dire de ce qui reste une fois les impôts, les droits et les frais réglés. La part est fixée par écrit dans la convention, que vous lisez avant de signer, et ne bouge plus ensuite.
Si vous avez reçu un courrier, vos coordonnées ne m'ont pas été communiquées par vous. Vous avez le droit de savoir comment je les ai obtenues.
Parce que cette information est précisément le service. Une fois le nom du défunt et la nature des biens connus, il n'y a plus rien à révéler — et rien n'empêcherait de faire les démarches sans moi. C'est pourquoi la profession travaille depuis toujours par convention signée avant révélation.
Ce que cela n'implique pas : aucun engagement financier tant que rien n'aboutit, une part connue et fixée avant signature, et quatorze jours pour revenir sur votre décision.
Les trois vérifications en haut de cette page sont faites pour ça, et vous pouvez les mener seul en quelques minutes. Le repère le plus sûr reste le plus simple : je ne vous demanderai jamais d'argent ni de coordonnées bancaires, à aucun stade.
Si un doute subsiste, appelez-moi au numéro qui figure sur la lettre, ou faites lire la lettre et la convention à votre notaire avant de signer quoi que ce soit. Je le recommande.
Rien ne vous en empêche, et c'est votre droit. Ce que la convention vous apporte, c'est le travail déjà fait : les actes réunis, les branches reconstituées, votre qualité d'héritier établie pièce par pièce. Cela, plus l'habitude de ces procédures, fait gagner du temps et évite les impasses qui coûtent des mois.
Les biens restent entre les mains de l'administration, sont vendus s'ils ne l'ont pas encore été, et deviennent définitivement propriété de l'État à l'expiration des délais. Rien ne vous oblige à agir ; l'inaction a simplement une conséquence.
Comptez de six à dix-huit mois selon la complexité de la succession, le nombre d'héritiers à réunir et la charge des services concernés.
Oui. Le règlement d'une succession relève du notaire, et je ne m'y substitue pas : je constitue le dossier, j'établis votre qualité d'héritier et je vous assiste dans les démarches. Pour les actes et les conseils juridiques, c'est lui, ou un avocat.
Ses frais ne sont engagés qu'une fois les montants en jeu connus, jamais avant.
Écrivez-le moi, aux coordonnées qui figurent sur la lettre : vos données sont supprimées sans délai et vous ne recevrez plus rien. Aucune justification n'est nécessaire.
Si vous avez reçu un courrier, répondez simplement aux coordonnées qui y figurent : téléphone et courriel sont indiqués en tête de la lettre. C'est la voie la plus sûre, et elle vous garantit de vous adresser à la bonne personne.
La réponse est gratuite et n'engage à rien.